Plus de 10 000 visites au Pavillon Rives de Saône !

Pavillon Rives de Saône © J.LéoneCe qui frappe en arrivant à la maison du projet Rives de Saône, c’est le contraste fort entre son habillage métal – détonnant dans ce quartier – et l’intérieur tout en bois percé de grandes ouvertures vitrées.

Le bâtiment, signé Didier Fiuza Faustino, est un signal fort, immanquable quand on se balade près de la Saône. Et il ne laisse personne indifférent. « Les réactions sont très contrastées : soit les gens adorent, soit ils détestent. Il n’y a pas vraiment de demi-mesure face à ce bâtiment », raconte Marine Bontemps.

Chargée de concertation, elle accueille tous les mercredis, samedis et dimanches, les visiteurs venus découvrir ce grand projet de l’agglomération. Depuis son ouverture début juin, ils ont été plus de 10 000 à pousser les portes du bâtiment. »Quand ils sont critiques sur l’édifice, je leur explique les contraintes techniques du site et le parti-pris architectural. Par exemple, la fabrication avec des matériaux bruts ou les trois formes emblématiques de l’histoire de l’architecture : le toit à double pente, la voûte et le toit terrasse. ».

 

« On a aussi beaucoup de questions sur les dates de réalisation. Alors quand je leur réponds qu’une partie sera déjà livrée en 2013, ils sont estomaqués ». D’ici 2013, en effet, 15 kilomètres sur les 22 que comptera le projet final seront achevés entre la Confluence et l’île Barbe et entre Fontaines-sur-Saône et Rochetaillée-sur-Saône.

Jean et Odile, de la Guillotière, sont sous le charme. « J’ai l’impression que ça va être encore mieux que les Berges du Rhône. C’est plus innovant. Comme si l’aspect sinueux de la Saône les avait inspirés« , confie Jean. Pour Odile, l’un des points forts du projet c’est la disparition des voitures : « on avait l’impression que la Saône était devenu un immense parking ».

Beaucoup de curieux parmi les 10 000 visiteurs mais aussi des riverains qui s’intéressent d’abord à ce que le projet va changer en bas de chez eux. Comme Pascaline, voisine de la maison, qui se demande ce que va devenir la cour de récréation de son petit garçon pendant les travaux. Ou Monique qui habite rue de la Bombarde, et s’interroge sur les dates des travaux dans sa rue.

Les principales questions ? « Les visiteurs nous demandent où on va intervenir dans la première phase du projet, l’effet des crues ou encore l’absence de pistes cyclables, impossibles sur ces rives, pas assez larges« , précise Marine Bontemps.

A vous maintenant d’aller poser vos questions pendant les jours d’ouverture de la maison les mercredis, samedis et dimanches.