Chemin nature

La promenade du chemin nature © Laurence Danière
Quai Joseph Gillet, Caluire-et-Cuire © Cédric Wedmer & Régis Golay

Le site

Du quai Gillet aux chevets de l’Ile Barbe, le site du Chemin nature longe, sur près de deux kilomètres, les villes de Lyon et de Caluire et Cuire. Le Chemin nature est caractérisé par son étroitesse et sa linéarité, mais également par l’alternance de milieux végétaux ouverts et fermés.
Le chemin nature constitue véritablement la jonction entre la Saône urbaine et une Saône plus « sauvage ».
Pêche © henridraws

L’action

L’aménagement urbain et paysagée

Artistes et maîtres d’œuvre ont ici concentré leurs réflexions sur la progression linéaire de l’usager, tout en prenant en compte le point de vue des habitants de l’autre rive, qui pourront ainsi découvrir, de jour comme de nuit, des œuvres d’art originales.
Le groupement Base paysagistes, Sotrec, DVVD, Hydratec, ON et Champalbert expertise, assure la continuité de la promenade, son raccordement aux autres séquences (bas-port Gillet en aval et ancienne écluse de Caluire en amont) et a développé les accroches aux quartiers de Caluire, notamment au niveau de la place de la Rochette, réaménagé avec la création d’une placette au bord de l’eau.
Entre les quais Clémenceau et Gillet, c’est une véritable galerie végétale qui a été créée à partir d’espèces adaptées à l’écosystème. Cette végétalisation efface le caractère oppressant des murs qui deviennent le support de petits jardins miniatures.
L’équipe a fait preuve d’une grande ingéniosité pour installer ce cheminement en respectant les espaces sensibles traversés : aménagement de chemins portés sur pieux ou large estacade permettant de contourner ces espaces.
Le Chemin nature, en raison de sa linéarité et de son étroitesse, est propice aux activités comme la marche, la course à pied, la pêche à la ligne. Le contact avec le bord de l’eau est également recherché. Des estacades et pontons flottants favorisent la pratique de l’aviron et permettent aux sportifs et promeneurs de déambuler entre la fraîcheur de la végétation foisonnante et celle de la rivière.

L’intervention artistique

« S’immerger dans la nature »
Ici, soudain, la ville s’efface et la nature semble reprendre ses droits. Le long de la rive, en contrebas de l’avenue Clémenceau, on chemine entre les buissons et les arbres au fil de l’eau. Étroit, le passage s’apparente par moment à un chemin côtier que l’on emprunte en file indienne, chacun absorbé dans ses pensées ou par le rythme de la marche. Tel le Petit Poucet avec ses cailloux blancs, les artistes Pascale Marthine-Tayou et Erik Samakh ont disséminé sur ce parcours autant d’éléments soulignant la magie des lieux.

Les oeuvres

Au fil de l'eau, Pascale Marthine-Tayou

Une invitation au voyage et au dépaysement, empreinte d’une connotation magique, dans environnement naturel préservé et sublimé.  L’artiste camerounais Pascale Marthine-Tayou investit la surface du mur qui, côté quai, court le long du Chemin Nature telle une barrière infranchissable. En y greffant différentes matières et couleurs, il transforme cette surface neutre, uniforme en un espace de narration que les différents usagers (promeneurs, joggeurs, flâneurs ou navigateurs) pourront s’approprier à leur guise. Sur ce mur imposant, une série de masques africains incrustés dans la paroi, faisant parfois office de gargouilles. L’œuvre Au fil de l’eau évoque une tradition inspirée d’Afrique centrale : des masques-passeports, chatoyants visages stylisés en céramique qui, avant l’arrivée des Européens, jouaient le rôle de papiers d’identité. Le plus grand d’environ deux mètres de haut est visible depuis le quai de l’Industrie, en face. Intimiste, discrète, l’intervention se fait plus majestueuse et monumentale là où le site, souvent étroit, s’élargit et le permet. L’œuvre est également visible depuis l’autre rive, donnant l’impression d’un rideau de matière habillant le mur de quai. « Le parcours du Chemin nature traverse plusieurs cités, plusieurs frontières ; on va vers d’autres ailleurs, en rapportant avec soi ce qu’on a pris ici. Alors je souhaite retraduire ces passeports et les placer dans le mur, comme une espèce de trésor. Même si nous sommes sur le continent européen, en l’occurrence à Lyon, c’est aussi dire : « Nous ne sommes pas très loin du Cameroun.» La vie ce n’est que ça, des rencontres, des identités, des rencontres d’émotions et de sentiments… »

Les oeuvres en vidéos

Retrouvez toutes nos vidéos sur la préparation des oeuvres dans la vidéothèque.

 


Artistes

Érik Samakh   En savoir plus
Pascale Marthine Tayou   En savoir plus
Tadashi Kawamata   En savoir plus

Concepteur / Maître d’oeuvre

BASE – Bertrand Vignal – Marie Thomas   En savoir plus
Équipe : ON – Concepteur lumière
HYDRATEC – BET hydraulique
DVVD – BET ouvrage d’art
SOTREC – BET VRD
Champalbert Expertises – BET Génie Végétal