Agence Base

Site d’intervention

Chemin nature

 

Base – paysagiste, architecte et ingénieur

Base (Bien aménager son environnement) est une équipe de paysagistes, architectes et ingénieurs, basée à Paris, réunis autour de trois paysagistes dplg1 associés, issus de l’École nationale supérieure du paysage de Versailles : Franck Poirier, Bertrand Vignal et Clément Willemin.
Depuis l’an 2000, leurs projets intègrent le plus souvent une approche programmatique des
environnements qui leur sont confiés, qu’il s’agisse de parcs urbains (parc Tempelhof à Berlin, parc Blandan à Lyon, les Prés de Lyon à la Chapelle Saint-Luc), de parcs touristiques (Eana terre des possibles à l’abbaye du Valasse, jardin du familistère de Guise), de restructuration écologique de berges (berges du Perreux-sur-Marne), d’aires de jeux pour enfants (aire de jeux du parc de Belleville à Paris), d’espaces publics (Cité du design à Saint-Étienne) ou d’urbanisme (quartier Saint-Jean à Bordeaux, Dijon Grand Sud).
Base fonde sa réflexion sur une analyse croisée entre des problématiques urbaines (architecture / paysage) et esthétiques (art des jardins / art contemporain). La mise en œuvre de ses projets repose sur le statut et la nature des espaces, une approche fine des milieux, et la prise en compte du caractère évolutif et insaisissable de la ville et du territoire.
www.baseland.fr

ON

Equipe de concepteurs lumière, ON est dirigée depuis 2003 par Vincent Thiesson, architecte dplg, et spécialisée dans la mise en lumière de sites urbains et paysagers. Sa philosophie réside autour du fait que la nuit nous entoure et nous captive. Elle fascine et déclenche les fantasmes les plus variés, de l’émerveillement à l’effroi. L’agence ON est basée à Paris.

 

Interview de l’agence Base paysagistes

1. Votre approche est sous-tendue par une volonté de respecter le site, son évolution en fonction des saisons. Vous entendez en souligner les aspects remarquables. Quels sont-ils ?
Le Chemin nature est caractérisé par son étroitesse et sa linéarité, mais également par l’alternance de milieux végétaux ouverts et fermés. Ces valeurs paysagères et scénographiques seront exploitées tout au long du parcours, afin de proposer une découverte intime des milieux végétaux des Rives de Saône. Grâce à la mise en place de pontons et d’estacades, nous faciliterons la multiplication des situations paysagères immersives pour les usagers, tout en préservant de larges portions de berges de toute intrusion et piétinement.
Traverser des phragmitaies, passer sur l’eau en longeant des arbres pleureurs, s’enfoncer dans une galerie végétale parsemée de troncs tortueux, puis émerger sur des terrasses ensoleillées, seront autant de situations paysagères que nous mettrons en valeur dans le projet.
Entraîner les utilisateurs dans un processus d’immersion est une manière de parler d’écologie intuitive et de ressenti inconscient (ombre, lumière, odeur..).
2. Comment comptez-vous parvenir à concilier les divers usages des Rives de Saône (jogging, promenade, pêche, pratique de l’aviron) en dépit de l’étroitesse du Chemin nature ?
Les futurs usages du Chemin nature devront trouver leur place dans les différentes séquences du chemin sans toutefois être en contradiction avec les destinations écologiques de chacune. Le projet cherche à limiter tout mobilier «urbain» en privilégiant l’emploi de structures polyvalentes. Les murs, les estacades deviendront des lieux mutualisables, supports d’usages sportifs et de loisirs. Le secteur de la base des avirons recevra des aménagements plus particuliers facilitant la croisée des flux et améliorant les pratiques sportives. L’étroitesse du site nous oblige à inventer de nouvelles manières de vivre intensément ce parcours tout en cohabitant avec une nature en perpétuelle évolution.
3. Vous revendiquez un fort intérêt pour l’art contemporain. Dans quel état d’esprit travaillez-vous avec les artistes Erik Samakh et Pascale Marthine Tayou ?
Dès le début de notre collaboration avec les artistes, nous avons décidé de leur laisser un champ libre « orienté ». Nous avons tout d’abord proposé, en fonction de critères écologiques et paysagers, de larges fenêtres d’intervention sur le site. Les travaux de Pascale Marthine Tayou (très plastiques) et d’Erik Samakh (fortement inspirés des mouvements de la nature) sont assez fortement contrastés, mais ils partagent finalement, chacun à leur manière, une réinterprétation des rapports de l’homme à son environnement. Nos entrevues, nos visites in situ en leur compagnie ainsi que nos discussions nocturnes ont facilité la naissance de pistes thématiques communes, exploitées et formalisées ensuite dans leurs œuvres. Nous avons, autant que possible, refusé d’aborder avec les artistes des questions purement esthétiques, toujours terriblement subjectives, pour privilégier la question du sens. La vérité est invisible…

 


ARTISTES

Voir tous les artistes

Pascale Marthine Tayou

Tadashi Kawamata

Elmgreen & Dragset

Pablo Reinoso

Le Gentil Garçon

Lang/Baumann

Didier Fiuza Faustino

Jean-Michel Othoniel

Meschac Gaba

Erik Samakh