Agence Dumetier design

Site d’intervention

Le débouché de la passerelle du Palais de Justice

 

Dumetier design – architecte, urbaniste

Bruno Dumetier, architecte et urbaniste, vit et travaille à Lyon. Depuis 1981, c’est à partir des concours gagnés qu’il a structuré petit à petit son atelier, qui a connu une évolution régulière pour arriver en vingt cinq ans à réunir autour de lui une équipe de 40 personnes. La commande publique a été pour lui un objectif primordial, car c’est bien à travers elle que s’exprime une véritable exigence de qualité architecturale. Il a poursuivi ses réflexions sur la ville par un travail de recherche avec l’école d’architecture de Lyon et le CNRS. Son travail sur l’espace public, qui a démarré dans les années 1990, a trouvé son aboutissement dans les années 2000, avec les grands projets d’aménagement urbain liés à des infrastructures de transport type tramway (Lyon, Nice, Mulhouse, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne et l’agglomération parisienne). Ce travail lui a permis d’aborder l’aménagement de la ville à toutes les échelles. Son approche est bien de considérer la ville comme un tout dont les parties sont indissociables. En 2008, Bruno Dumetier recentre son activité d’architecte et d’urbaniste sur un nombre volontairement limité d’études et projets en créant la société Dumetier design. Une équipe de huit personnes partage avec Bruno Dumetier sa passion de l’architecture et de la ville.
www.dumetier.fr

Alep architectes

Pour aborder le projet d’aménagement du belvédère face au Palais de justice, Bruno Dumetier s’est associé avec le cabinet Alep architectes. Créée en 2005, autour de Philippe Allart et de ses associées, Charlotte Schoepen-Vergely et Véronique Molard-Parizot, l’agence Alep architectes réunit les compétences d’architecture, d’architecture du patrimoine, d’histoire de l’art et de développement durable, défendant une qualité d’intervention très attentive aux sites. Établie à Lyon, l’agence Alep architectes bénéficie de vingt ans d’expérience en matière de restauration, de réutilisation et de création en site sensible. En charge notamment de l’ensemble du site patrimonial de Fourvière, ses réalisations abordent régulièrement la problématique des enjeux contemporains du patrimoine, pour le valoriser ou le réaffecter. L’architecte chef de projet est Charlotte Schoepen-Vergely.
www.aleparchitectes.fr

LEA

Atelier de conception d’environnements lumineux urbains, LEA a été fondé en 1989 par Laurent Fachard, co-fondateur de l’association des Concepteurs lumières et éclairagistes (Ace). Il a participé avec son équipe à de nombreux et ambitieux projets de transformation urbaine (quais Saint-Vincent et Tilsit à Lyon). L’atelier a également collaboré avec des architectes et paysagistes renommés (M. Corajoud, paysagiste pour l’aménagement des quais rive gauche de la Garonne à Bordeaux de 2002 à 2009). L’atelier LEA a obtenu le Trophée de l’aménagement urbain en 2008 pour l’aménagement des quais du Châtelet à Orléans, toujours en collaboration avec M. Corajoud.

 

Interview de l’agence Dumetier Design

1. Dans le secteur sur lequel vous interviendrez, on relève de grands écarts de niveau du sol. Comment comptez-vous retrouver une unité de nivellement ?
Le Vieux Lyon s’est construit et transformé par sédimentation. Chaque période de l’histoire de la construction de ces quartiers a été marquée par une nouvelle épaisseur, et petit à petit, le niveau de référence du quartier a augmenté. Notre projet s’inscrit dans cette logique historique ; nous allons déposer sur le sol existant au droit de la passerelle une plaque en pente douce qui permettra de relier par un même plan le débouché de la passerelle, le mail arboré et le parvis du Palais de justice.
Les différences de niveaux entre les entrées d’immeubles et les trottoirs seront absorbées par des emmarchements. L’objectif étant de supprimer tous les obstacles à la libre déambulation des piétons.

2. En effet, la circulation sur le quai Romain Rolland constitue, bien plus que la Saône, une véritable coupure entre le Vieux Lyon et la Presqu’île.
Rendre l’espace public au… public. Actuellement, le dessin de l’aménagement du quai Romain Rolland est le résultat des contraintes liées à la circulation automobile et à la hauteur des tabliers des ponts Bonaparte et Maréchal Juin. Notre projet propose de redessiner l’espace public en prenant en compte prioritairement la déambulation, le confort et le repérage des piétons. Nous cherchons à retrouver un lien entre le lieu et l’habitant, entre l’espace social et le corps individuel. Il s’agit de donner aux déplacements une importance qualitative et plus seulement utilitaire.

3. Pouvez-vous nous parler de la mise en lumière envisagée pour souligner l’identité du lieu, en rapport avec le paysage nocturne de la colline de Fourvière ?
L’éclairage fonctionnel est totalement intégré au geste architectural du traitement du débouché de la passerelle, créant un premier plan tout en retenue, à la mise en lumière du Palais de justice et, partant, de la colline de Fourvière ; toute l’ambiance nocturne de la traversée de la Saône se trouve requalifiée en liaison avec les quartiers et l’agglomération.
Le parvis du Palais (du Palais à la passerelle et de façade à façade – rue de la Bombarde et rue du Palais de justice) sera éclairé par deux mâts de grande hauteur, baignant cet espace dans une lumière douce, uniforme et privilégiant le confort visuel de la traversée piétonne et automobile.
Les voies du quai Romain Rolland, avec leurs trottoirs et voies cyclables, seront éclairées depuis les implantations de luminaires existants et récents pour la plupart, que nous proposons de réutiliser ou de rééquiper pour certains. Ainsi, ces mêmes luminaires permettraient de supprimer les candélabres du parking, extrêmement perturbants pour la lecture du tableau nocturne de la colline. Les façades du même quai seront révélées par réflexion sur la chaussée. Les rues adjacentes seront traitées par les lanternes classiques du Vieux Lyon.
La plaque métallique, support de l’atterrissage de la passerelle, sera accentuée de manière douce par deux mâts, modèles réduits des deux grands mâts du parvis. Ces deux supports permettront d’accompagner de lumière la sculpture de Michael Elmgreen et Ingar Dragset, posée à proximité.
Les mises en lumière des ponts Bonaparte et Juin, de la passerelle, du Palais Saint-Jean devront être actualisées selon les dernières directives du plan lumière.

 


ARTISTES

Voir tous les artistes

Pablo Reinoso

Didier Fiuza Faustino

Pascale Marthine Tayou

Tadashi Kawamata

Erik Samakh

Lang/Baumann

Le Gentil Garçon

Meschac Gaba

Elmgreen & Dragset

Jean-Michel Othoniel