Agence Ilex

Site d’intervention

Bas-port Gillet

 

Ilex – paysagiste, urbaniste

Agence de 30 personnes installée à Lyon depuis 1987, animée par trois associés, Ilex possède une compétence de tout premier plan en matière d’urbanisme, de conception d’espaces urbains, de paysage végétal et environnemental et d’aménagements de la mobilité (tramways et transports en commun en site propre). Depuis sa création il y a plus de vingt ans, Ilex s’est construit une reconnaissance nationale, et certains de ses projets à Lyon, à Marseille et à Paris font référence en termes de qualité de design durable des espaces publics et des grands espaces périurbains. Ilex propose partout en France des projets sur le thème de la ville, des écoquartiers, des grands sites de nature urbaine et de la mobilité. Ilex recentre depuis quelques temps ses interventions autour du concept de nature urbaine et compte mettre à profit son expérience en termes de composition urbaine développée en étroite corrélation avec le milieu naturel. Ville et nature n’auront jamais été aussi proches et le contraste ainsi créé générera de nouvelles ambiances et de nouvelles pratiques.
www.ilex-paysages.com

Marc Speeg et Philippe Michel

Ils collaborent ensemble depuis 1986 sur des projets d’architecture puis dans le domaine de la lumière. En 1996, ils choisissent de travailler uniquement dans le domaine de la lumière et de la création de mobilier d’éclairage. En qualité de concepteur lumière, Marc Speeg assure et dirige les tâches de conception lumières tant dans le cadre de projets d’éclairage, de plan lumière et charte lumière. Marc Speeg, membre de l’Ace, association des Concepteurs lumière, a obtenu en 2004 le «Trophée Lumière » de Marseille. Marc Speeg vit à Eguilles, Philippe Michel vit à Paris.

 

Interview de l’agence Ilex paysages et urbanisme

1. Pouvez-vous préciser le concept de « nature urbaine » qui sous-tend votre projet ?
Le concept de nature urbaine intègre au minimum deux significations. La première concerne le rôle de la nature en ville aujourd’hui. C’est une suggestion pour créer ou préserver des espaces poétiques écologiques, économes, avec une intervention mesurée de l’homme, invitant les différents acteurs à l’interactivité, favorisant la biodiversité et la pédagogie de la nature. C’est une invitation à une place du végétal plus importante et plus libre en ville. Ville et nature n’auront jamais été aussi proches, et le contraste créé va générer de nouvelles ambiances et de nouvelles pratiques.
L’autre signification essaie de qualifier la « nature » du réseau des vides de la ville. Les vides habités de la ville ont des formes et des statuts extrêmement variés. Ils sont reliés entre eux, doivent offrir des usages multiples et devenir le support de toutes les évolutions et de toutes les pratiques.
2. Qu’entendez-vous par la création de ces grands espaces « jardins » en lien avec la continuité écologique du projet des Rives de Saône ?
Les jardins, par opposition aux espaces verts, sont des lieux privilégiés où s’expriment culture, art et bien-être. À l’interface entre quais architecturés et berges sauvages, ils sont l’expression de nouvelles formes végétales alliant flore des berges et flore des villes, révélant le paradoxe d’une biodiversité urbaine riche, remarquable et surprenante.
Implantés en rubans continus accompagnant la rivière, ils irriguent le centre-ville depuis le Chemin nature sous la forme de roselières fleuries, de prairies de jeux, de jardins exubérants ou de salons ponctuant le parcours du Défilé de Saône
3. Vous prévoyez de traiter le sol des quais du bas-port en strates parallèles, chacune dévolue à un matériau et à des usages différents.
Il ne s’agit pas de stratifier l’espace mais au contraire de le composer en lien avec son environnement. Le mur du quai haut et celui du bas-port, la promenade continue au fil de l’eau, la Saône et les jardins tissent le projet dans la longueur. C’est la chaîne, les lignes forces qui garantissent la continuité de l’aménagement sur l’ensemble du linéaire.
Dans l’autre sens, la trame s’installe. Seuils, escaliers, rampes, placettes connectent et articulent en haut et en pied d’ouvrages ville et bas-port. Ces accroches urbaines, irrégulières, s’insèrent dans le site et rythment le parcours.
L’aménagement du bas-port Gillet s’apparente à ce tissage, chaîne et trame se répondent et mettent alors en réseau toutes les composantes du projet. L’épaisseur du quai se dilate. Sa largeur s’étend au profit de connexions à la ville intégrant quartiers limitrophes et résille de cheminements sur la balme.

 


ARTISTES

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Tadashi Kawamata

Pablo Reinoso

Lang/Baumann

Meschac Gaba

Erik Samakh

Le Gentil Garçon

Didier Fiuza Faustino

Pascale Marthine Tayou

Jean-Michel Othoniel

Elmgreen & Dragset