Environnement

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Le projet Rives de Saône permet à tous les habitants du Grand Lyon de renouer avec leur rivière. Il poursuit le mouvement de reconquête et de valorisation des fleuves et de leurs usages, initié avec le canal de Jonage et le projet de l’Anneau bleu, ou encore avec la réalisation des Berges du Rhône.
La Saône est mise en valeur, ses usages sont développés, son patrimoine naturel préservé.
L’un des enjeux majeurs du projet est sa dimension écologique et environnementale. Il s’agit de conforter la biodiversité, en étirant la végétation du Val de Saône jusqu’au coeur de l’agglomération.

Tous les sites retenus sont situés en zones inondables ; en dépit de sa placidité, la Saône n’en demeure pas moins une rivière sauvage dont les crues sont légendaires. Cela implique une certaine humilité devant ses débordements, et il s’agit ici de s’insinuer avec intelligence dans un paysage et un écosystème plus que de les transformer radicalement.

La création d’un véritable fil vert le long de la rive gauche de la Saône jusqu’aux jardins de la Confluence offre aux visiteurs une promenade végétalisée au plus près de l’eau, un espace de découverte de l’environnement.

4 grandes actions ont été mises en oeuvre :

  1. Préserver les rives et leurs richesses pour les renforcer et parfois les reconstituer, et ainsi lutter contre leur érosion.
  2. Végétaliser les bas-ports pour ramener la nature en ville en réintroduisant les espèces végétales indigènes de la Saône.
  3. Grâce aux aménagements, à la préservation et au confortement des espaces naturels, permettre le maintien et le développement de la faune et de la flore présentes.
  4. Assurer la continuité d’un « cheminement écologique » en reconstituant un fil vert tout au long de la promenade de Rochetaillée-sur-Saône aux jardins de la Confluence.

 

Au fil des séquences

La promenade des guinguettes de Rochetaillée-sur-Saône
Une vaste plage verte en pente douce a été aménagée et intègre la voie de circulation déplacée. Lors des inondations, une mini-lône apparaît. La ripisylve est renforcée et la berge a été consolidée.

La promenade de Fontaines-sur-Saône
La confluence de plusieurs ruisseaux confère une grande qualité biologique et paysagère au site, avec une végétation typique des cours d’eau. Fortement soumise à l’érosion, cette zone a été renforcée et mise en valeur par le dégagement de prairies dans les espaces plus larges et la création de petites anses vertes. Là où la végétation est trop sensible, le cheminement contourne les espaces naturels afin de les préserver.

L’ancienne écluse de Caluire et Cuire
Des plantations viennent embellir la promenade ; une trame verte, constituée d’espèces endémiques, a été implantée afin de recréer un écosystème favorable à la faune. La végétation très présente sur la balme de Caluire descend désormais jusqu’aux bas ports existants. Ces jardins et la succession d’arbres le long du parcours font écho à la végétation présente sur l’île Barbe. Cette séquence fait le lien entre le corridor biologique présent en amont et en aval.

Le chemin nature à Caluire et Cuire et Lyon 4ème
Séquence la plus poussée en termes de préservation de la nature, cette promenade est comme une immersion dans la végétation, présente et créée aussi bien au bord de l’eau que sur l’imposant mur du quai. La création du cheminement se veut la plus respectueuse possible du milieu naturel : dimensions limitées et adaptées au site pour ne pas empiéter sur celui-ci, protection de la ripisylve et des platis par des techniques de génie végétal. Le cheminement étroit s’insère dans ces espaces, comme une traboule dans le cœur d’îlot, et se détache du mur pour laisser la végétation grimpante se développer, comme autant de petits jardins verticaux.

Le bas-port Gillet à Lyon 4ème et 1er
Marquant la transition entre la promenade urbaine et celle du chemin nature, la végétation dialogue entre les quais haut et bas, comme une invitation à venir vivre sur le bas-port où de petits salons verts, des jardins — dont un jardin aquatique — et de vastes prairies attendent les promeneurs.

La promenade du défilé de la Saône à Lyon 1er et 2ème
La présence végétale poursuit le dialogue entre quais hauts et bas, promenade amont et aval… et offre des espaces ombragés aux promeneurs. Varié et adapté, l’aménagement vise à recréer un environnement naturel dans un secteur fortement marqué par l’intervention humaine. Implantée à différents niveaux (quais hauts, bas-ports, trottoirs), la végétation se fait tour à tour arborée ou herbacée pour former un cordon vert en quasi continuité le long du mur.

Le bas-port Rambaud/Espace Kitchener Marchand à Lyon 2ème
Dans cet environnement qui fusionne l’eau et l’architecture contemporaine, les bas-ports sont végétalisés avec la création de nouveaux jardins sur les espaces les plus larges dans la continuité de la promenade du Défilé, et en lien avec les jardins d’eau de la Confluence (parc de Saône notamment).

Les itinéraires de découverte
Le Projet Nature porté par le Grand Lyon, a d’ores et déjà permis de réaliser des parcours de découverte. Il s’agit donc de continuer ce type d’interventions, afin de permettre le cheminement naturel sur les rives, de préserver les sites des usages inappropriés comme le stationnement sauvage, de les faire découvrir à travers des actions pédagogiques de sensibilisation à l’environnement à la faune et à la flore.
Quatre sites ont d’ores et déjà été valorisés en rive droite : la halte fluviale de Curis-au-Mont-d’Or, le chemin des Castors à Collonges-au-Mont-d’Or, la promenade de Couzon-au-Mont-d’Or et le tènement du Moulin Rouge à Albigny-sur-Saône.