Les usages nautiques

On oublie souvent que la Saône est une voie de navigation.

Les 25km de Saône lyonnaise font pourtant partie de l’itinéraire à grand gabarit de 550km qui conduit de Pagny, en Côte d’Or, à Fos-sur-Mer, en Méditerranée.

Il s’agit d’un trafic de marchandises (7.3 millions de tonnes en 2010), mais aussi d’un trafic touristique en plein essor.

Paquebots de croisière et petits bateaux habitables sillonnent la Saône et font escale dans les principales villes le long de la Saône, et notamment à Lyon, qui possède plusieurs haltes fluviales.

Si la Saône est une voie navigable importante, la navigation n’en est pas moins difficile dans Lyon.

En effet, la morphologie complexe de la rivière, avec un coude assez marqué au niveau du Palais de Justice, le long du « défilé de la Saône », complique la tâche des plus longs convois et de leurs capitaines.

La Saône connaît par ailleurs des crues annuelles assez importantes, ce qui est évidemment un frein à la navigation. Les Voies Navigables de France (VNF), gestionnaire du domaine public fluvial, ont mis en place différents protocoles de sécurité, en lien avec l’État, propriétaire de plusieurs sites concernés par le projet Rives de Saône.

L’objectif de ce projet consiste à mettre en valeur l’ensemble des usages nautiques que sont le transport de marchandises et la navigation touristique. Il s’agit aussi de valoriser les haltes fluviales existantes et d’en créer de nouvelles, afin que les embarcations puissent profiter des espaces publics au bord de l’eau et de la ville.

Les usages des rives – promenade, jogging, pêche, clubs d’aviron – seront également favorisés.

Les aménagements de Rives de Saône animeront le parcours et permettront de faire découvrir aux habitants du Grand Lyon et aux touristes de nouvelles pratiques.

 

Rives de Saône propose donc une offre touristique nouvelle, tournée vers les fleuves.