Le jeu de la vie, Meschac Gaba

Une expérience physique et intellectuelle du jeu dans le jeu, inédite dans sa forme et sa relation au site et aux aménagements

Universel, le jeu de marelles se décline selon différentes formes : rectangulaire, carrée, circulaire, triangulaire ou en spirale. L’artiste béninois Meschac Gaba s’approprie ce dispositif populaire et  installe un parcours d’une dizaine de marelles en différents points du bas-port Gillet, du quai haut au quai bas, qu’il appelle Le jeu de la vie. Dans chaque case, l’artiste fait figurer un symbole, généralement lié à la faune ou à la flore, et issu d’armoiries du Grand Lyon ou de différents pays francophones. Il s’agit ainsi pour lui de ramener la nature en ville, en cohérence avec le projet global des Rives de Saône. Détournement, dialogue des cultures, l’artiste Meschac Gaba s’approprie les pratiques de loisir et de plein air sollicitant la participation active des habitants. Associés au processus artistique, des enfants des écoles de la ville ont été  invités à redessiner les animaux des blasons, et à inventer de nouvelles règles de jeu.

« Dans les armoiries ou les blasons des marelles on trouve beaucoup d’animaux et d’éléments naturels. C’est une manière pour moi de ramener la nature en ville, en cohérence avec un projet global qui tend vers ce but. »